2ème jour – le 8 mai

Ce matin, 8 heures, ciel gris, toujours personne.

La veille au soir, j’étais passé au Camino. Ce lieu tenu par des bénévoles de l’association de St Jacques accueille tous les soirs autour d’un verre les pèlerins qui partiront le lendemain. Je suis invité à partager mon expérience et à expliquer ce que je propose. Un jeune couple se montre intéressé et nous fixons rendez-vous pour le lendemain. A la sortie, je rencontre un groupe de trois femmes un peu essoufflées par la montée jusque là. Elles me disent que oui, elles iront sans doute à la messe et partiraient bien avec moi.

Le lendemain matin, 8 heures, les portes de la Cathédrale s’ouvrent et déferle le flot de pèlerins photographes. Les intéressés ne sont pas là. Chou blanc.

Dépité, je vais boire une tasse de café. Puis, pourquoi pas discuter sur le chemin avec les randonneurs? Hop, je reprends mon sac et essaie de rejoindre l’un ou l’autre groupe de marcheurs. Sous un ciel plombé, quelques fines gouttelettes mouillent mon visage. Arrivé à la hauteur d’un groupe de 3 marcheurs, nous taillons une bavette tout en marchant. Finalement, je me transforme plus en guide touristique qu’en coach de randonnée.  Après 5 kilomètres, je les laisse à leur randonnée et fait demi-tour. Je remonte ainsi les grappes de pèlerins qui s’égrainent le long du chemin, telle les fleurs de glycine.

Les randonneurs sont pourtant avides de renseignements, de conseils. mais comment les capter vers un réel service construit? Peut-être que la formalisation est répulsive et tant que cela se passe dans la convivialité du chemin, cela vient naturellement.

Ce soir, de nouveau au Camino. Et demain?