3ème jour – le 9 mai

Pied de la cathédrale, 8 heures, ciel voilé, vent froid piquant.

J’attends, l’affiche posée sur mon sac.

La veille au Camino, j’avais rencontré cinq dames, parlant le flamand.  Je les avais aidées à prendre des photos. Le lendemain, elles partaient sur le chemin et espéraient rejoindre Aumont-Aubrac en 4 jours. Je leur ai expliqué ce que je proposais. Elles se sont montrées très intéressées. Rendez-vous est pris pour le matin suivant.

Mais ce matin, personne. Deux jeunes filles arrivent sur ma gauche et me disent s’être perdues dans le dédale des petites rues. Je leur explique le chemin à suivre, que j’attendais des personnes et si elles le voulaient, elles pourraient nous accompagner.

Au bout d’un quart d’heure, c’est ainsi qu’Aline et Camille deviennent les premières à tester les exercices que je leur propose. Il fait très froid et d’emblée nous exécutons quelques étirements et exercices de réchauffement. Elles sont un peu gênées: faire des exercices dans la rue, avec quelques rares passants. Le ridicule ne tue pas. Elles se réchauffent.

Nous partons sur le chemin et je leur explique les principes de la marche afghane. Nous montons la rue des Capucins, facilement sans s’essouffler. Nous discutons le long du chemin de différents points d’organisation. Elles espèrent atteindre Conques 10 jours plus tard.

Arrivés au hameau de La Roche, je les laisse à leur chemin, contents que nous étions de ce moment de partage. Bonne route, Camille et Aline!

Les rencontres fortuites sont parmi les plus belles.