Le Puy-en-Velay

8ème jour – 14 mai – où la solitude est riche de conseils.

Pied de la cathédrale, 7h50, brumes du petit matin, froid.

La journée s’annonce belle. Le brouillard laisse passer quelques coins de ciel bleu. Les portes de la cathédrale s’ouvrent et en descend  le doux parfum épicé de l’encens. La bénédiction des pèlerins a pris plus de temps. Quelques personnes commencent à sortir. Les uns ne sachant comment se vêtir: froid ou pas froid? Les autres affairés à prendre la photo souvenir.

Je retrouve 2 groupes de 3 dames, rencontrées la veille. Mais voilà, elles n’avaient pas encore pris leur petit déjeuner, pour les unes, le petit déjeuner pas prêt au moment du lever, les autres levées trop tard. Elles pensaient partir dans la matinée. Ne sachant pas si d’autres personnes viendraient, je ne pouvais pas leur fixer un rendez-vous.

Finalement, je me retrouve seul. Je sais que le jour-même, il est difficile pour le randonneur de s’engager avec un quidam qu’ils n’attendent pas. Je me rends compte aussi que l’affiche sur le sac crée la méfiance. Qui est ce colporteur, ce marchand du temple?

Demain, j’essaie autre chose.